L’exposition voyage !

Avant de passer le relais à de nouveaux petits curieux, désireux de de vous présenter des cultures d’Europe Centrale encore méconnues, les membres l’aventure « la Roumanie entre les lignes » ont l’immense plaisir de vous annoncer que notre exposition voyagera en Roumanie, et effectuera son premier arrêt à Iasi, à l’Institut Français dans le cadre du Festival International de Littérature et de Traduction de Iasi.

ImageLa fin de ce beau voyage culturel va bientôt se terminer, et à cette occasion nous souhaiterions remercier toutes les personnes sans qui tout cela n’aurai été possible : Nos professeurs, nos kisskissbankbankeurs, Courrier international, la Sorbonne et l’Institut Malesherbes, L’institut Culturel Roumain de Paris, L’institut français de Iasi, le FSDIE, les auteurs qui nous ont inspiré, Mme Doina Spita, ainsi que toutes les personnes que nous avons rencontré au cours de notre voyage en Roumanie.
Du fond du cœur, nous vous remercions!

 

Continuez à nous suivre sur ce blog et sur facebook, bientôt, un nouveau projet vous sera présenté, et nous espérons qu’il remportera autant de succès que le notre!

Exposition à l’Institut Culturel Roumain

Vous pouvez dès aujourd’hui, et jusqu’au 15 mai, aller voir notre exposition complète à l’Institut Culturel Roumain.
N’hésitez pas à laisser vos impressions dans notre livre d’or!

Bonne visite!

Présentation sur le site de l’I.C.R

La Roumanie entre les lignes est une exposition photo issue d’une initiative étudiante de l’association CIM&CO (Communication Interculturelle et Muséale avec l’Europe Centrale et Orientale) – Paris-Sorbonne. Le projet a été initié dans le contexte du Salon du Livre 2013, pour lequel la Roumanie a été pays invité.

L’idée ? Mêler littérature et photographie, pour partir à la découverte d’un pays à travers d’autres yeux que les siens.
Pour cela, les étudiants membres de l’association ont lu 4 ouvrages (Une Matinée perdue, de Gabriela Adamesteanu ; La Roumanie, un pays à la frontière de l’Europe, de Lucian Boia ; la nouvelle Moi, au centre, de Razvan Radulescu ;Les lapins ne meurent pas, de Savatie Bastovoi). Ce sont des clichés de Bucarest, Brasov, Sibiu, Cluj et Iasi qu’ils ont pris, pour saisir la réalité évoquée par les auteurs qu’ils ont lu.

Une belle initiative, qui a abouti à une exposition photo de plus de 60 clichés, exposés tout d’abord au Salon du Livre (stand officiel du Courrier International), puis au centre parisien Malsherbes, pour enfin arriver à l’Institut Culturel Roumain de Paris.

La Roumanie entre les lignes…, du 19 avril au 15 mai 2013
Institut Culturel Roumain de Paris
Entrée libre
Du lundi au vendredi, de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 18h00

Article sur le blog « A l’est » par Iulia Badea-Guéritée

« L’histoire est belle, l’effort humain considérable, le résultat prometteur. Mais l’exposition photographique d’un groupe de 9 étudiants français réussira-t-elle à changer les préjugés qui persistent encore en France envers les Roumains? Tous les Roumains?

Le stand officiel de Courrier International, W69, au Salon du livre de Paris (22-25 mars), accueille une exposition de … clichés (à double sens) sur la Roumanie. Des gens, des lieux, des bâtiments, des images revenant d’une Roumanie jamais visitée auparavant par les auteurs des photos : jamais avant de lire certains romans, nouvelles, et avant de tomber dans l’enchantement.

Notre association, CIM&Co, est née en octobre 2012, du désir qu’on nourrissait, comme étudiants en Master de Communication Interculturelle et Muséologie dans l’Europe rénovée, c’est-à-dire dans l’Europe centrale et de l’Est, de donner une forme à notre passion,

raconte Darya, une des étudiantes de cette section de la Sorbonne.

La Roumanie s’est imposée grâce au Salon du livre de Paris, où elle est invitée d’honneur.

Le reste est … un conte de fées. Il était une fois, dans un pays lointain, neuf étudiants qui ont lu quatre livres (La Matinée perdue, par Gabriela Adamesteanu, La Roumanie, un pays à la frontière de l’Europe, de Lucian Boia, la nouvelle Moi, au centre, de Razvan Radulescu, et Les lapins ne meurent pas, de Savatie Bastovoi). Puis, ils sont partis à Bucarest, Brasov, Sibiu, Cluj, Iasi, afin de surprendre avec leur appareil de photo amateur la réalité décrite par les quatre auteurs.

Nous avons constitué quatre groupes – Le Bucarest perdu, l’Histoire, le Film roumain et la Religion – et nous avons visité pendant une semaine un pays qu’on connaissait seulement via les articles lus dans la presse française. Eh bien, l’expérience a été au-delà de nos attentes,

reconnaît Darya.

Désormais je sais que là où existent des préjugés autour d’un pays, ces endroits doivent être visités. Nous devons abattre ces préjugés ! 

A tout prix ? « Ce ne fut pas impossible d’obtenir l’argent, s’amusent Darya et Anastazia, son amie du groupe Religion. Nous avons cuisiné des gâteaux vendus à nos collègues, organisé une tombola, et nous avons mis notre projet sur le site de financement participatif http://www.kisskissbankbank.com/. Nous avons aussi reçu une bourse de la FSDIE, l’initiative estudiantine« .

L’exposition du Salon compte seulement 20 photos, mais l’aventure des étudiants français passionnés par la Roumanie ne s’arrête pas là. Entre le 2 et le 5 avril, au Centre parisien Malesherbes, aura lieu une exposition plus importante, de 60 clichés, et pendant le mois de mai ce sera au tour de l’Institut Culturel Roumain de Paris d’accueillir ces jeux de mots et d’images… « Une Roumanie entre les lignes« , comme l’ont intitulée les étudiants français. »

Iulia Badea-Guéritée

 

Source : A l’est (http://alest.blogs.courrierinternational.com/tag/cim%26co)

 

Article sur le blog des bibliothèques de Paris-Sorbonne

« La Roumanie est l’invitée d’honneur du Salon du livre de Paris 2013 : une trentaine d’auteurs viendra à la rencontre du public français ; de nombreuses animations (films, expositions, colloques, etc.) illustreront la littérature et la culture roumaine. Parmi ces animations, vous pourrez découvrir l’exposition photographique « La Roumanie entre les lignes » réalisée par des étudiants de la Sorbonne inscrits en master de Communication interculturelle et de muséologie avec l’Europe centrale et orientale et qui ont fondé l’association CIM & Co ; cette exposition qui sera ensuite présentée au centre Malesherbes.

Et la bibliothèque Malesherbes, qui possède un fonds de littérature et de langue roumaines, vous permettra de découvrir et d’emprunter grâce à une petite exposition dans le hall d’entrée, les auteurs invités au Salon : Norman Manea (romancier essayiste « nobelisable »), Floriana Ilis (Prix Courrier International 2010), Gabriela Adamesteanu, Radu Aldulescu… en tout plus d’une vingtaine de nouveautés en version française a rejoint les collections de la bibliothèque où vous trouverez également les classiques des lettres roumaines : Ionesco, Cioran, Eliade bien sûr, mais aussi Virgil Gheorghiu ou Panaït Istrati. »

 

Source : Bibliothèques Paris-Sorbonne

Vernissage au centre Malesherbes le 2 avril !

L’association Cim&Co a le plaisir de vous inviter au vernissage de son exposition photographique, « La Roumanie entre les lignes » qui aura lieu le mardi 2 avril de 17h à 20h au centre Malesherbes.

Pour tout renseignement, veuillez nous contacter à l’adresse suivante : cimeco.sorbonne@gmail.com

Accès :
108, boulevard Malesherbes 75017 Paris

 Métro : Ligne 3 – Malesherbes

Article dans « Le petit journal.com »

« Les treize jeunes femmes et le jeune homme à l’origine de cette initiative sont inscrits en première année du Master de Communication interculturelle et de Muséologie avec l’Europe centrale et orientale. Fin février, trois participantes du projet étaient en transit à Bucarest, entre la création de leur association et leurs futures expositions au stand du Courrier International du Salon du livre, au Centre Malesherbes de la Sorbonne, et à l’Institut culturel roumain de Paris. De retour de Iaşi et de la région des monastères, Darya, Oriane et Anastasia se remémoraient leur semaine moldave passée sur les terres de Savatie Bastovoi, auteur du roman Les lapins ne meurent pas, oeuvre présentée au Salon du livre cette année. « Le but du projet est d’utiliser la littérature pour montrer autant d’aspects que possible de la culture roumaine, explique Darya. Nous avons constitué quatre groupes, qui se sont rendus à Bucarest, Braşov, Cluj, Sibiu et Iaşi. Nous trois, nous avons suivi Savatie Bastovoi pour montrer comment la religion est vécue aujourd’hui, non seulement par les prêtres mais aussi par la jeune génération, qui, contrairement à ce que nous connaissons en France, est très croyante dans cette région. »

Devenu prêtre orthodoxe en 2002 à l’âge de 26 ans, Bastovoi semble en effet pouvoir bien incarner le sujet. « Nous n’avons pas pu le rencontrer car il est en République de Moldavie ou en Transnistrie, regrette toutefois Darya. En outre, son livre présenté au Salon ne porte pas forcément sur la religion, mais nous nous sommes servies de sa personnalité, de sa propre histoire et de ses précédents écrits pour travailler sur la religiosité de la population. » Guidées par une professeur de français roumaine de Iaşi, amie d’une de leurs professeurs à la Sorbonne, les filles ont passé « un séjour merveilleux », marqué notamment par « l’hospitalité de gens qui n’ont presque rien », s’enthousiasme Oriane. « A partir de nos interviews, de nos images et de notre petite expérience, en particulier dans les monastères les plus isolés, nous allons pouvoir exposer une partie de la vie quotidienne des gens, des prêtres et des moines que nous avons rencontrés, entre la modernité du monde extérieur et leurs activités artisanales et agricoles », conclut-elle. »

François Gaillard (www.lepetitjournal.com/Bucarest) vendredi 15 mars 2013

Article à retrouver sur le site du petitjournal.com/bucarest

Exposition au Salon du Livre !

L’association Cim&Co a le plaisir de vous inviter à la 33e édition du Salon du Livre de Paris, où elle présentera son exposition photographique « La Roumanie entre les lignes » du 22 au 25 mars.

Venez nous retrouver au stand du « Courrier International » (W69) et partager avec nous nos expériences et nos impressions sur ce pays à l’honneur.

Informations pratiques :

Horaires :

Vendredi 22 mars : 10h – 20h
Samedi 23 mars : 10h – 20h
Dimanche 24 mars : 10h – 19h
Lundi 25 mars : 13h – 19h

Accès

Métro : Ligne 12 / Porte de Versailles – Ligne 8 / Balard
Tramway: Ligne T2 & T3, arrêt Porte de Versailles
Bus: lignes 39 – 80, station Porte de Versailles

Vision cinématographique

La récente récompense du film « Pozitia Copilului » (Child’s pose) de Calin Peter Netzer à Berlin a mis une nouvelle fois à l’honneur un cinéma roumain symbolisé par sa « nouvelle vague », et permis à nouveau une mise en lumière de la situation paradoxale du cinéma en Roumanie.

Răzvan Rădulescu, romancier et scénariste, fait partie de cette génération ayant vécu la période pré et post-communiste. Inspiré par sa nouvelle Eu, în centru (Moi, au centre), dans laquelle il brosse un portrait de Bucarest, j’ai sillonné la ville à la recherche de lieux de mémoires du cinéma roumain. Motivé par mon intérêt du regard porté par la jeunesse roumaine sur cette génération de cinéastes, je me suis rendu à Cluj-Napoca, deuxième place forte du cinéma, mise à l’honneur par son festival international du film transylvanien.

Mon projet s’est d’emblée confronté  à la problématique de la représentation d’une vision actuelle de la jeunesse roumaine envers la production cinématographique et la fréquentation des salles du pays. A la fois proche de la réalité, mais évoquant aussi une perception cinématographique empreinte de nostalgie, j’ai choisi de présenter une vision bitemporelle à cheval sur les périodes pré et post-communistes. J’ai entrepris ce travail en m’attachant avant tout à la photographie des cinémas oubliés ainsi que des actuels cinémas d’art et d’essai. Bien que proche du documentaire, je ne souhaitais néanmoins pas tomber dans un style « carte postale ». Ainsi, ces prises de vues parfois rudes s’inscrivent dans une vision proche de la réalité en phase avec notre époque nous permettant une réflexion sur l’évolution de ce cinéma roumain.

A travers un parcours de photographies urbaines jalonné par ces lieux de mémoires, j’ai finalement souhaité illustrer ces multiples regards à la fois complexes et parfois opposés, mais ayant pour point commun, le constat d’un cinéma en crise lié à la société de son temps.

Histoires de Roumanie

Notre démarche est née d’un désir commun de découvrir la Roumanie à travers le regard que les Roumains portent sur leur propre histoire.

Nous nous sommes appuyées sur l’œuvre La Roumanie (2003) de l’historien roumain Lucian Boia afin de rendre compte de la mémoire historique présente dans ce pays.

A travers nos lectures nous avons ciblé certaines villes dans lesquelles nous nous sommes rendues pour faire évoluer nos recherches.

Sur les traces des héritages culturels et historiques présents dans le paysage urbain et au fil de nos rencontres, un portrait hétérogène et riche s’est dessiné.

C’est à Bucarest que nous avons rencontré et interrogé Lucian Boia, un historien reconnu et respecté pour son franc-parler et la lucidité avec laquelle il analyse son propre pays.

Cet échange nous a permis d’orienter notre séjour et nos recherches, notamment dans le choix de nos différentes destinations.

Nous avons aussi rencontré deux jeunes étudiants en histoire, Ion et Razvan, qui nous ont éclairé de manière décomplexée et spontanée sur l’actualité politique, culturelle et sociale de la Roumanie.

Après notre journée à Bucarest nous avons pris le train pour Brasov, une ville d’héritage Allemand (anciennement appelée Kronstadt) située au milieu des montagnes des Carpates en Transylvanie. Il était important pour nous de découvrir dans quelle mesure cet héritage allemand est encore présent et quel rôle il joue dans cette ville aujourd’hui. L’hétérogénéité du paysage nous a frappé. La trace allemande, bien que présente à travers l’architecture, les enseignes ainsi que certains lieux de mémoire, semble néanmoins en voie de disparition.

La comparaison avec une autre ville au passé allemand, Sibiu (l’ancienne Hermannstadt) s’est vite imposée. Sibiu, capitale européenne de la culture en 2007, a profité de son nouveau statut et ainsi de nouveaux fonds destinés à la culture pour mettre en valeur son patrimoine historique. La rencontre avec Ioana Deac et Ana-Maria Paraian de la fondation HERITAS a confirmé cette impression. Leur travail consiste à rénover et protéger le patrimoine de la région.

C’est à ce stade de notre voyage que nous avons réalisé que nos recherches concernant l’histoire se heurtaient à plusieurs interrogations. Les enjeux du patrimoine historique, indissociables de la situation sociale et politique sont intimement liés ; démêler ces derniers s’est avéré être une tâche ardue.

La richesse du passé multiculturel et monarchique nous a guidé jusqu’à Sinaia où nous avons visité le château de Peles, ancienne demeure du premier roi de Roumanie, lui-même d’origine franco-allemande. Ce lieu emblématique pour les Roumains rassemble toutes les problématiques auxquelles nous nous sommes confrontées dont le passé communiste encore récent.

 

Dans son livre Lucian Boia  parle d’une certaine passivité, voire d’un désintérêt des Roumains face à leur histoire. Nos recherches sur place ont démontré que, certes, il y a des frustrations, en revanche l’héritage culturel se maintient dans les mémoires et le paysage.

L’avenir de ce riche héritage culturel roumain reste néanmoins dépendant des politiques culturelles à venir et d’un désir commun de préservation. 

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