« Les treize jeunes femmes et le jeune homme à l’origine de cette initiative sont inscrits en première année du Master de Communication interculturelle et de Muséologie avec l’Europe centrale et orientale. Fin février, trois participantes du projet étaient en transit à Bucarest, entre la création de leur association et leurs futures expositions au stand du Courrier International du Salon du livre, au Centre Malesherbes de la Sorbonne, et à l’Institut culturel roumain de Paris. De retour de Iaşi et de la région des monastères, Darya, Oriane et Anastasia se remémoraient leur semaine moldave passée sur les terres de Savatie Bastovoi, auteur du roman Les lapins ne meurent pas, oeuvre présentée au Salon du livre cette année. « Le but du projet est d’utiliser la littérature pour montrer autant d’aspects que possible de la culture roumaine, explique Darya. Nous avons constitué quatre groupes, qui se sont rendus à Bucarest, Braşov, Cluj, Sibiu et Iaşi. Nous trois, nous avons suivi Savatie Bastovoi pour montrer comment la religion est vécue aujourd’hui, non seulement par les prêtres mais aussi par la jeune génération, qui, contrairement à ce que nous connaissons en France, est très croyante dans cette région. »

Devenu prêtre orthodoxe en 2002 à l’âge de 26 ans, Bastovoi semble en effet pouvoir bien incarner le sujet. « Nous n’avons pas pu le rencontrer car il est en République de Moldavie ou en Transnistrie, regrette toutefois Darya. En outre, son livre présenté au Salon ne porte pas forcément sur la religion, mais nous nous sommes servies de sa personnalité, de sa propre histoire et de ses précédents écrits pour travailler sur la religiosité de la population. » Guidées par une professeur de français roumaine de Iaşi, amie d’une de leurs professeurs à la Sorbonne, les filles ont passé « un séjour merveilleux », marqué notamment par « l’hospitalité de gens qui n’ont presque rien », s’enthousiasme Oriane. « A partir de nos interviews, de nos images et de notre petite expérience, en particulier dans les monastères les plus isolés, nous allons pouvoir exposer une partie de la vie quotidienne des gens, des prêtres et des moines que nous avons rencontrés, entre la modernité du monde extérieur et leurs activités artisanales et agricoles », conclut-elle. »

François Gaillard (www.lepetitjournal.com/Bucarest) vendredi 15 mars 2013

Article à retrouver sur le site du petitjournal.com/bucarest

Publicités