A la recherche de la Bucarest perdue. Gabriela Adameşteanu et la Bucarest du début du XXe siècle.

Née en 1942 à Târgu Ocna dans la région de Bacău, Gabriela Adameşteanu est une romancière roumaine.

Son roman Une Matinée perdue (Dimineaţa pierdută) passe en revue 70 ans d’histoire roumaine. L’écriture de ce livre a représenté un véritable travail de documentation et de recherche, écriture pareille à une découverte, celle de l’ « histoire falsifiée ». « J’avais commencé mon livre en voulant montrer la vie d’un personnage pittoresque par son langage […] mais j’étais très jeune à l’époque et je l’ai laissé. Plus tard, j’ai décidé d’écrire sur la vieillesse et la pauvreté », nous confie l’auteur, que nous avons eu la chance de rencontrer lors de notre séjour à Bucarest.

Une Matinée perdue reçoit le prix de l’Union des Écrivains en 1985. En 1987, Gabriela Adameşteanu décide, sur la proposition la célèbre réalisatrice Catalina Buzoianu, de mettre son roman en scène, ceci dans le contexte de durcissement du régime communiste en Roumanie.

C’est donc à partir de cette œuvre que nous avons choisi d’étudier la Bucarest du début du XXe siècle, la Bucarest disparue, dévorée par la guerre, puis par le communisme sous Nicolae Ceauşescu.

Aussi, grâce aux recherches effectuées sur place et aux photographies prises de Bucarest, nous nous attacherons à mettre en lumière la Bucarest d’autrefois…

dimineata-pierduta_27785_1_1355910537Édition roumaine de Une matinée perdue.

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La Religion en Roumanie

Le groupe ayant choisi d’étudier le livre de Savatie Bastovoi s’est intéressé à la personnalité de l’auteur et non au livre en lui-même.

Ce prêtre moldave ne parle pas de religion dans le livre « Les lapins ne meurent pas » mais de la période communiste lorsqu’il était enfant. C’est dans des essais non traduits qu’il s’interroge sur la religion post-communiste dans un pays confronté à la laïcité. Notre groupe a été interpellé par cette réflexion et a entrepris d’analyser la religion aujourd’hui en Roumanie.

Tout d’abord, nous avons réfléchi au patrimoine religieux ce qui nous a amené jusqu’à la Bucovine et aux monastères peints, puis nous nous sommes logiquement centrés sur Iasi, deuxième plus grande ville de Roumanie. Après cette première approche plutôt touristique et historique, nous nous sommes posées la question de l’état actuel de la religion… Est-elle plus présente qu’avant à cause des précédents communistes ou bien s’efface-t-elle de plus en plus pour laisser place à une certaine « européanisation » ?

C’est à Iasi que nous avons réellement entamé notre périple en ayant toujours en tête cette question et grâce à Madame Spita, professeur de roumain à la Sorbonne, nous avons pu rencontrer un bon nombre d’interlocuteurs prêts à en parler.

Notre recherche a commencé par une interview à la Radio Trinitas, radio orthodoxe roumaine née à Iasi puis transférée à Bucarest. Nous avons fait face dès cette première entrevue à l’évolution de la religion et son rapport à la modernité. La religion utilise tous les médias pour communiquer sur ses actions et surtout pour survivre aux yeux de la jeunesse. Cette évolution n’est peut-être pas étonnante pour certains, mais il faut avouer que l’on est loin du cliché de la religion fermée et austère.

Par la suite, nous avons assisté à un baptême, ainsi qu’à une messe le lendemain et à une bénédiction de maison le mardi suivant… Tous ces rites prouvent une survivance importante de la religion en Roumanie que ce soit de la part de personnes âgées ou de jeunes. La messe était sans aucun doute le plus impressionnant puisque les gens faisaient la queue jusque dans la rue pour y entrer !

Nous avons malgré tout interviewé l’association des jeunes orthodoxes de Iasi, des prêtres et des moines, mais aussi des étudiants en médecine, et les avis sont assez contrastés. Néanmoins, ils notent tous une baisse de la pratique religieuse chez les jeunes, un contre courant par rapport à la religion… Il est vrai qu’après avoir parlé à un jeune historien de Bucarest, il semblerait que la Moldavie soit la région la plus croyante (et la plus pauvre) et que les jeunes ont de moins en moins la foi, tout comme lui. Sans aucun doute, les gens de la capitale sont bien moins croyants qu’en Moldavie, et les jeunes d’autant plus ! Cependant, sur une classe de 15 étudiants de médecine à l’Université de Iasi, pas un seul n’était non croyant… On ne peut faire de généralités à partir de 15 personnes, mais force est de reconnaître que la même expérience en France ne donnerait certainement pas le même résultat.

Il y a donc eu un renouveau évident de la religion après la chute de l’URSS et pendant les années 90, et peut-être s’estompe-t-il peu à peu aujourd’hui. Mais l’engouement religieux est encore tout à fait sensible et présent en Roumanie. Des chiffres d’ailleurs abondent en ce sens en affirmant que 80% de la population se dit croyante… Ceci dit, nous avons essentiellement étudié la religion orthodoxe étant majoritaire en Roumanie et fondatrice des monastères de Bucovine que nous avons visité.

Les monastères sont extrêmement nombreux en Roumanie et particulièrement en Moldavie autour du XVIe siècle pour constituer une sorte de rempart de la chrétienté à l’Empire ottoman. Nous en avons visité 9, des plus célèbres aux plus reculés, et nous avons été agréablement surprises par l’accueil, mais aussi par l’activité des moines et des moniales. En allant du vin à la tsouika (alcool fort local), ou encore de l’édition à l’atelier de couture, les activités des monastères sont importantes et permettent une autogestion assez étonnante.

Mais ce que nous aimerions mettre en avant, ce sont les rencontres incroyables que nous avons faites lors de notre séjour et qui nous ont permis toute cette recherche et cette expérience si enrichissante. Nous remercions Madame Spita pour nous avoir ouvert les portes de la Roumanie. Et enfin, un grand merci à Adrian et Claudia Dinu pour nous avoir guidé, conseillé et aidé tout au long de notre séjour sans jamais rien nous refuser et toujours de manière très chaleureuse…

C’est donc la tête pleine de ces émotions et de cette expérience que nous avons attaqué notre sélection de photos autour des monastères, des activités religieuses et des personnes rencontrées sur place. Par notre exposition, nous chercherons à recréer cette atmosphère unique des monastères de Bucovine, mais aussi à transmettre nos informations sur l’actualité de la religion en Roumanie.

à découvrir au stand de Courrier International au Salon du Livre 2013 du 22 au 25 mars, au Centre Malesherbes de la Sorbonne du 26 au 29 mars et à l’Institut culturel roumain !

Retour de Roumanie…

Notre voyage en Roumanie a donc eu lieu du jeudi 21 au jeudi 28 février… C’est avec tristesse que nous sommes rentrés si vite après avoir vécu un si beau moment sur place.

Nos groupes, toujours de 4, ont suivi des trajectoires différentes. Le groupe histoire s’est concentré sur la Transylvanie en passant par Brasov et Sibiu, tandis que le groupe cinéma l’a remplacé à Cluj-Napoca. Le groupe monastère est bien allé à Iasi en s’aventurant en Bucovine pour étudier le plus de monastères possibles. Quant au groupe de Bucarest, il a sillonné les rues du Petit Paris en long, en large et en travers !

Chaque groupe a connu une expérience différente, mais elles sont toutes complémentaires… Elles forment cette ambiance roumaine que nous chercherons à reconstituer dans nos expositions. Des petits compte-rendus de nos voyages respectifs seront bientôt en ligne afin que vous compreniez mieux notre démarche, mais aussi l’évolution constante de notre projet.

La sélection des photos est encore en cours, quant au Salon du Livre, sa préparation est presque terminée.

En espérant vous y voir nombreux !

L’Institut culturel roumain

C’est avec un grand plaisir que l’association CIM&CO vous annonce son partenariat avec l’Institut culturel roumain de Paris !

Nous nous sommes adressés à eux puisqu’ils sont à l’origine de la sélection des auteurs présentés au Salon du Livre 2013 en espérant que notre projet les intéresse. Le résultat est à la hauteur de nos espérances car nous pourrons exposer dans l’enceinte de l’Institut courant avril. L’exposition s’étalera sur deux semaines et présentera tous les éléments collectés durant notre voyage.

En attendant d’avoir les dates, retrouvez nous au Salon du Livre du 22 au 25 mars sur le stand de Courrier International ou bien au centre Malesherbes de la Sorbonne du 26 au 29 mars !

Lucian Boia et la perception de l’histoire

Le deuxième ouvrage sélectionné pour notre projet est une étape essentielle pour comprendre la culture d’un pays : l’histoire. Le livre de Lucian Boia La Roumanie : un pays à la frontière de l’Europe nous permettra d’aborder l’histoire du pays, mais surtout la façon dont eux-mêmes, les Roumains, la perçoivent.

Livre de Lucian Boia

Livre de Lucian Boia

Lucian Boia est historien et professeur à l’université de Bucarest, à quoi il faut ajouter écrivain roumain et francophone… Ceci est loin d’être un détail dans son œuvre, puisqu’il écrit plusieurs ouvrages en français. De plus, sa vision de l’histoire roumaine est influencée aussi par son amour de la France. Il la place donc à la frontière de l’Europe, entre deux cultures, deux histoires. Un pays à la croisée des chemins…

C’est à Bucarest que commencera notre projet en espérant pouvoir rencontrer l’auteur, puis nous nous dirigerons vers la Transylvanie en passant par Brasov et Sibiu. Nous chercherons à rendre l’histoire du pays par le paysage et les villes, mais aussi par nos rencontres avec les jeunes et les plus âgés qui nous parleront de leur histoire.

Photo de Cluj-Napoca

Photo de Cluj-Napoca

Savati Bastovoi, un prêtre écrivain

Pour entamer nos articles de présentation sur les auteurs choisis, nous avons choisi un auteur assez original de par sa personnalité…

Après tout, comment peut-on être à la fois prêtre et écrivain ? Loin d’être contradictoire, ceci, dans le cas de Savatie Bastovoi, s’avèrerait même complémentaire !

Savatie Bastovoi est en réalité Moldave, mais il a beaucoup étudié en Roumanie à Iasi. Élevé dans une famille très athée, il se tourne plus tard vers la religion au point de devenir prêtre. Un parcours étonnant qui nous a intrigué, de plus il écrit beaucoup sur la religion à une époque post-moderne comme la nôtre… Son livre traduit et présenté au Salon du Livre est intitulé, Les lapins ne meurent pas, c’est celui que nous étudierons.

Nous irons donc sans aucun doute en Bucovine, cette région à l’Est de la Roumanie, touchant à la fois la Moldavie et l’Ukraine, où se trouvent de nombreux monastères… Notre axe de réflexion est essentiellement sur la religion orthodoxe dans un pays latin, mais aussi comment aujourd’hui vit on la religion. Notre idée est d’analyser plutôt la pensée de l’auteur que de se limiter au livre en lui-même.

Mais nous avons bien entendu encore beaucoup de travail pour notre exposition. Cependant, il suffit de poser les yeux sur ceci pour comprendre que l’inspiration viendra vite…

Chapelle de Voronet

Chapelle de Voronet

Aidez-nous à financer notre projet !

Bonjour tout le monde !

Si vous aimez notre projet et que vous voulez le voir se réaliser, voici un moyen simple de nous permettre de le mener à bien.

http://www.kisskissbankbank.com/cim-co-roumanie?ref=search

Le site kisskissbankbank ouvre ses portes aux projets comme le nôtre en nous offrant un moyen de le financer.

En espérant que vous serez nombreux à nous soutenir !

Nous avons besoin de vous!

Bonjour à tous!

Tout d’abord, l’association Cim&Co vous souhaite à toutes et à tous une très belle année 2013!
Dans l’espoir que tous les rêves se réalisent, nous nous tournons vers vous… En effet, nous avons plus que besoin de l’aide de tous pour que notre projet aboutisse!
Alors, si vous souhaitez faire un don, n’hésitez pas à nous contacter au plus vite via l’adresse mail : cimeco.sorbonne@gmail.com

A très bientôt!

La Grande Tombola de Noël

Toujours dans l’optique de financer notre projet, voici ce que CIM&CO a décidé d’organiser pour Noël : une tombola !

Cette grande tombola de l’hiver peut vous permettre de gagner :

  • 1er prix : asus-eee-pc-1025c-gry021s-1un netbook Asus d’une valeur de 200 euros

 

 

  • gagner-ugc-5-places-cinema_g2e prix : une carte de 5 places de cinéma (UGC) d’une valeur de 30 euros

 

 

 

  • 3e prix : grand_amazon20un bon d’achat Amazon d’une valeur de 20 euros

 

 

Voilà nos prix, nous vendons 150 tickets donc n’oubliez pas que c’est beaucoup plus de chance que n’importe quelle autre tombola !

Si vous voulez acheter un ticket, contactez nous à notre mail : cimeco.sorbonne@gmail.com